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Menus toxiques: il faut agir!

Analyses des résultats

Les résultats de cette enquête vont au-delà de ce que nous imaginions. Une telle étude mériterait surement d'être approfondie mais elle vise avant tout à apporter un éclairage sur les substances chimiques auxquels nous pouvons être exposées par notre alimentation.

Même si, dans la quasi-totalité des cas, les limites légales pour chaque substance chimique prise individuellement ne sont pas dépassées, on voit bien dans notre enquête que la réalité de l'exposition des consommateurs aux contaminants possiblement cancérigènes et/ou PE est préoccupante car elle résulte de l'ingestion de cocktails de très nombreuses substances.
Les effets de synergie possible induits par l'ingestion de tels cocktails de contaminants ne sont pas pris en compte dans l'évaluation des risques posés par ces différentes substances et le risque final pour le consommateur est donc probablement sous estimé. Ce questionnement est repris par des instances européennes, des organismes chargés de l'évaluation et de nombreux scientifiques comme en témoigne les éléments présentés dans la partie sur les données des effets cocktails.

Demandes

Les éléments supra montrent la réalité de l’impact des cocktails des substances chimiques à faible dose et les demandes du conseil européen pour que ces impacts soient mieux pris en compte. Actuellement, l’impact des cocktails chimiques ingérés par voie alimentaire n’est pas évalué. A fortiori, l’impact de ces résidus alimentaires conjugué avec ceux des autres substances chimiques auxquels nous sommes exposés tous les jours (par l’air intérieur ou extérieur, par les cosmétiques, par les biocides…) n’est pas évalué non plus. Cette situation est inacceptable.

C’est pourquoi au vu de l'actuelle épidémie de cancers (358 000 nouveaux cas en 2010, un homme sur deux et une femme sur trois sera touché par cette terrible maladie au cour de sa vie),  nous demandons l'application du principe de précaution dans l'objectif de diminuer au maximum l'exposition environnementale, et notamment alimentaire, de la population à des substances soupçonnées d'être cancérigènes ou PE.

Cela signifie pour les aliments :

  • interdire l’usage de pesticides au champ et lors du stockage des CMR 1 à 3 et des PE 1 ou 2
  • interdire l’usage des additifs possiblement cancérigènes ou PE tel que le BHA
    interdire l’usage à des fins alimentaires de tous les plastiques pouvant contenir des phtalates et/ou du BPA
  • Pour ce qui est des autres substances préoccupantes, il faut tout faire pour réduire au maximum les sources d’émission de ces substances soupçonnées d'être cancérigènes ou PE dans l’environnement.

Au niveau institutionnel, nous demandons dans le cadre de notre campagne environnement et cancer :

  • la mise en place un véritable volet environnement dans le 2° Plan  Cancer.
  • de mettre le principe de précaution au cœur du PNSE2, notamment en agissant sur les cancérigènes possibles (CMR3) et les perturbateurs endocriniens.
  • De mettre en place des actions fermes de substitution immédiate pour les substances cancérigènes, certaines ou probables, et non une simple réduction de leurs émissions.

Voir : www.environnement-et-cancer.com


 

 

Cette enquête s'inscrit dans le cadre de notre campagne Environnement et Cancer menée avec HEAL en partenariat avec le RES et le WWF-France