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Liens et infos utiles

Vous trouverez ci-dessous des conseils pour éviter ces molécules et des informations pour aller plus loin. Pour obtenir des données d'ordre général sur ces subtances rendez-vous ici.

 

Pesticides

Lavez, épluchez ou cuisinez vos fruits et légumes ?

Dans les recommandations habituelles qui sont faites pour se débarrasser des pesticides contenus dans les végétaux conventionnels, il est coutume de dire que le lavage ou le pelage des fruits et des légumes permettent de réduire (voire d’éliminer) les résidus de pesticides.
Pour affirmer cela il faudrait que des études soient faites, or certaines études montrent que ces précautions ne sont pas suffisantes ou voire qu’elles sont inutiles.

Laver un fruit ou un légume qui contiendrait des pesticides ne peut garantir de l’élimination partielle ou totale de ces résidus, simplement parce que cela dépend des propriétés physico-chimiques des pesticides (telles que la solubilité dans l’eau par exemple). Laver les végétaux permettra probablement de réduire les pesticides hydrophiles situés à la surface. En outre, la température de l’eau de lavage aura une influence sur le niveau de résidu. Une étude  a montré que le lavage à l’eau chaude avec un détergent (sic !) sera plus efficace qu’un lavage à eau froide. En outre, une autre étude a montré que le lavage couplé avec le frottement du végétal pouvait réduire plus significativement la présence de résidu (Barooah et Yein, 1996).
Mais il faut savoir que les lavages  ne réduisent pas significativement la présence des pesticides systémiques et lipophiles dans les végétaux.

Peler alors ?

Des études montrent que souvent les pesticides se concentrent dans ou sur la peau. De fait, peler ses fruits ou légumes non bio peut ôter en partie les résidus de pesticides. Cependant, se pose la question des pesticides systémiques qui pénètrent au cœur de la plante. En effet dans ce cas, une étude a montré que le pelage de concombres traités avec du thiométon ne permettait pas d’éliminer la présence du pesticide (Sheikhorgan et al, 1994).
A noter en outre que lorsqu’on pèle un fruit ou un légume, on se prive alors des vitamines contenues dans la peau.
De plus certains fruits et légumes ne se pèlent pas ? Dans ce cas comment fait-on pour les fraises, les framboises ou les salades ? ( étude faites sur ces questions)

Consommer des produits issus de l'agriculture biologique.

L'AFSSA Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments reconnait, dans l'un de ses rapport, que: " Le mode de production biologique en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse, élimine les risques associés à  ces produits, pour la santé humaine."

Cette alimentation sans résidus de pesticides a un impact très favorable sur le niveau de contamination corporel et donc la santé. Le fait de passer à une alimentation biologique élimine très rapidement les résidus de pesticides les moins persistants de nos organismes.

Ainsi, une étude conduite sur des dizaines de groupes d'enfants montre que le passage à une alimentation bio fait disparaitre les résidus d'insecticides organophosphorés de leur organisme, le diagramme de gauche montre la disparition des métabolites de ces insecticides dans les urines des enfants pendant les 5 jours d'alimentation biologique !

Autre conseil de bon sens

Consommez des fruits et légumes de saison ?
L’intérêt réside dans le fait que vous pourrez éviter les aliments produits sous serre qui peuvent « bénéficier » de traitement fongiques importants.

Privilégiez les produits locaux ?
Cela peut éviter notamment certains insecticides et fongicides qui sont mis dans les lieux de stockage, notamment pour la conservation. Ainsi, il est courant que les oranges ou des bananes, voyageant par cargos, sont traitées par des solutions de Thiabendazole ou autre fongicide.

Pour aller plus loin

Les textes réglementaires

Il y a deux textes européens socles de la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et de leur utilisation (durable). Il s’agit:

- du Règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil.
- de la Directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable.
Suivre le lien : pour en savoir plus 

 Cette directive doit désormais être transposée en droit français. Elle est retranscrite via notamment la loi Grenelle 1 et la loi Grenelle 2. Son application pratique prend corps au travers du plan Ecophyto 2018.

Les sites et livres intéressants

http://www.mdrgf.org/
http://www.pesticides-etudes.mdrgf.org/
http://www.pesticides-non-merci.com/

Fabrice NICOLINO et François VEILLERETTE -" Pesticides, révélations sur un scandale français", 1er mars 2007, Fayard

Additifs, arômes et colorants alimentaires

Si vous désirez limiter la quantité d'additifs dans votre alimentation, l’idéal est de manger frais et/ou bio. En général, manger des fruits et des légumes, des œufs et du lait frais, plutôt que des aliments transformés, réduit la quantité d'additifs alimentaires ingérés.

A noter que dans les produits transformés en bio, le nombre d’additifs alimentaires est considérablement plus restreint que ceux autorisés pour les aliments conventionnels. Si certains de ces additif posent des questions en terme de risque allergique aucun à notre connaissance ne sont suspectés d’être cancérigènes ou pouvant perturber le système endocrinien.

Pour aller plus loin

Les additifs alimentaires répondent à des directives européennes qui définissent :
– une liste « positive » des additifs autorisés (tout ce qui n’est pas expressément autorisé est interdit) ;
– une liste des aliments auxquels ils peuvent être ajoutés ;
– leur dose maximum autorisée ;
– les critères de pureté de ces produits.

En France, le contrôle des additifs dans les produits alimentaires est assuré par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Les teneurs maximales d’additifs dans les aliments sont fixées de façon à ne pas dépasser la dose journalière admissible (DJA) : quantité d’un additif qui peut être ingérée quotidiennement sans risque pour la santé (en mg/kilo de poids corporel).

Les additifs, les arômes alimentaires et les préparations enzymatiques font l'objet d'une procédure d'autorisation harmonisée à l'échelle européenne dans le cadre d'un règlement commun CE/1331/2008 et de règlements spécifiques (respectivement règlements CE/1333/2008, CE/1334/2008, CE/1332/2008) fixant les listes de substances autorisées et leurs conditions d'utilisation.
Textes réglementaires
Décret n° 89-674 du 18 septembre 1989 relatif aux additifs pouvant être employés dans les denrées destinées à l'alimentation humaine

Arrêté du 2 octobre 1997 relatif aux additifs pouvant être employés dans les denrées destinées à l'alimentation humaine

Plus d’infos sur
http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/documentation/fiches_pratiques/fiches/c05.htm
http://www.codexalimentarius.net/gsfaonline/index.html?lang=fr
http://www.afssa.fr/PNE201.htm
legifrance

Autres chimiques dans la chaîne alimentaire

PCB, Dioxines, furanes et PCB de type dioxine, Métaux lourds

Les aliments les plus riches en PCB sont les aliments d'origine animale, riches en graisses tels que les poissons gras en contact avec les sédiments contaminés mais aussi le lait et les produits laitiers ou les œufs.
En ce qui concerne les dioxines et furane, d'une façon générale, les poissons et autres produits de la mer sont plus contaminés que les produits animaux terrestres mais la variabilité de la contamination entre les différents échantillons est particulièrement importante pour les produits de la pêche.
Les poissons gras sont les poissons " bleus " :  maquereau, hareng, sardine, saumon, thon.
Les poissons maigres sont les poissons " blancs " :  cabillaud, lieu, merlan, limande, sole…

Principales sources de métaux lourds dans l'alimentation (voir source):

  • Plomb :  Fruits et légumes (contamination aérienne) ; Boissons (réseaux de distribution au plomb) ; Abats – Crustacés (biocencentration)
  • Cadmium : Fruits et légumes (contamination aérienne et eaux polluées) ; Boissons ; Crustacés (bioconcentration)
  • Méthylmercure : Poissons et crustacés (bioaccumulation)

Les substances en contact avec les aliments

Phtalate

Pour éviter les phtalates, évitez les plastiques n°3 en PVC pour vos usages alimentaires. Toute fois nos analyses montre qu’un contenant en plastique alimentaire n°5 (PP) peut aussi relarguer des phtalates. La prudence est donc de mise.

Bisphénol A

Pour l’alimentation du bébé : lait de substitution en poudre de préférence vendu dans des emballages en carton, biberon en verre ou en plastique sans Bisphenol A (BPA).
Les mamans qui allaitent devraient limiter au maximum leur exposition au Bisphenol A... (voir dossier BPA sur le site du RES).

Faire les choix les plus sûrs en matière d’emballage et de stockage des aliments :

  • Préférez autant que possible pour les contenants ou le stockage de la nourriture les matériaux en l'état actuel les plus sûrs : gré, verre, inox ou acier inoxydable, terre cuite, céramique.
  • Eviter de chauffer de la nourriture ou des liquides dans des contenants en plastique.

Le réseau environnement santé vous propose un Guide rapide des codes de recyclage des plastiques si vous ne trouvez pas d'alternative au plastique :
Eviter :
N° 3 – PVC (Chlorure de Polyvinyle)
N° 6 – PS (Poly Styrène)
N° 7 – PC (Poly Carbonate)

En l’état de nos connaissances, les plastiques qui sembleraient les moins problématiques :
N° 2 – HDPE (Polyéthylène de haute densité)
N° 4 – LDPE (Polyéthylène de basse densité)
N° 5 – PP (Polypropylène) – à nuancer la lumière de nos analyses

Composés perfluorés (PFC) : le cas du PFOA (teflon)

Vous pouvez choisir des poêles sans PFOA dont certaines marques font déjà un argument de vente et qui portent le logo « No PFOA ». Le meilleur ustensile de cuisson semble être ceux en acier inoxydable qui certes attache plus mais sont facilement nettoyable.

Pour aller plus loin

Sur le BPA voir le dossier du Réseau Environnement Santé : http://www.reseau-environnement-sante.fr/dossier-par-themes/bpa.html


Holland et al 1994

source : Pesticide residues in food and drinking water: human exposure and risks Par Denis Hamilton,Stephen Crossley, 2004

Evaluation nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l'agriculture biologique", AFSSA, Juillet 2003

Organic Diets Significantly Lower Children Dietary Exposure to Organophosphorus Pesticides Chensheng Lu, Kathryn Toepel, Rene Irish,Richard A. Fenske, Dana B. Barr, and Roberto Bravo Environmental Health Perspectives, 2005

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:309:0001:0050:FR:PDF

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:309:0071:0086:FR:PDF

http://agriculture.gouv.fr/ECOPHYTO-2018

Cf. page informative de « Santé Canada » sur les additifs alimentaires

Pour en savoir plus sur la DJA rendez-vous dans la rubrique glossaire

http://www.senat.fr/rap/l00-261/l00-261134.html

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Cette enquête s'inscrit dans le cadre de notre campagne Environnement et Cancer menée avec HEAL en partenariat avec le RES et le WWF-France